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    ADEVA-NC Association de Défense des Victimes de l'Amiante - Nouvelle-Calédonie
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On distingue deux types de pathologies qui sont, en général, indépendantes l'une de l'autre :

    • Les affections non cancéreuses,
    • Les cancers.

LES AFFECTATIONS NON CANCEREUSES

amiante et voix respiratoiresont qualifiées de « bénignes », mais il ne faut pas s'y tromper : en matière médicale, bénigne, ne signifie pas « sans gravité » : cela veut dire « absence de caractère cancéreux » ON PEUT MOURIR D'ASBESTOSE ( cf :Amiante et pathologie professionnelle de J.Amielle, P.Brochard, J.-C. Poiron chez MASSON).

plaques pleurales

Par contre, il est généralement admis que les plaques pleurales, épaississements pleuraux, ou pleurésies exsudatoires, si elles ne conduisent pas à la mort du patient, peuvent être, par contre, à l'origine d'handicaps respiratoires ou de douleurs excessives : on les considère comme des marqueurs témoins d'une exposition à l'inhalation d'amiante. Elles sont, de ce fait, prises en charge par les organismes sociaux dans le cas d'une exposition avérée dans le contexte professionnel.

LES CANCERS OU CARCINOMES

C'est dans ces cas, que l'on utilise les termes de « tumeur maligne » par opposition à «bénigne ». Pour ce qui concerne les cancers dus à l'amiante, on distingue :

Le mésothéliome : c'est une tumeur primitive maligne, caractéristique de l'exposition à l'amiante, atteignant les séreuses, principalement la plèvre, plus rarement le péritoine, exceptionnellement le péricarde ou la vaginale testiculaire. Il est indépendant du degré de tabagisme.

      • Son délai d’apparition est de 30 à 40 ans, voire plus.
      • Son issue est fatale ( moins de 5% de survie à 5ans)
      • Il peut subvenir pour des expositions cumulées faibles ou des expositions ponctuelles intenses.
      • Il n’existe actuellement pas de traitement ayant fait la preuve de son efficacité : c’est une des raisons pour lesquelles les recherches d’un marqueur biologique susceptibles de le dépister précocément ont été plus ou moins abandonnées. Aux dernières nouvelles, il semble que le dosage de la fibuline-3 pourrait constituer un biomarqueur du mésothéliome pleural.
      • L’incidence du mésothéliome augmente régulièrement de 5 à 10% dans les pays industrialisés depuis les années 50 : cela a entraîné la mise en place, dans 22 départements de métropole, du Programme National de Surveillance du Mésothéliome ( PNSM).

Et c'est encore un scandale dénoncé par l'ADEVA-NC le fait que la Nouvelle-Calédonie soit exclue de ce programme. Toutefois, par décret n° 2012-47 du 16 février 2012, les mésothéliomes s'ajoutent à la liste officielle des maladies à déclaration obligatoire (voir, en page ACCUEIL, "Dernières News" et, en page ACTUALITES "NEWS"

cancer broncho pulmonaireLe cancer broncho-pulmonaire (CBP) : c'est la première cause de mortalité de l'exposition à l'amiante. Il était en 2004, 3 fois plus fréquent que le mésothéliome

    • Il apparaît plus de vingt ans après le début de l'exposition,
    • Il n'est pas différent des autres cancers broncho-pulmonaires : c'est ce qui rend son diagnostic aléatoire,
    • Son risque d'apparition est multiplié par 50 chez le fumeur,
    • La guérison est toutefois possible, mais avec seulement 15% de survie à 5 ans.

Nous recommandons la lecture des ouvrages suivants :

Dans la collection « informations toxicologiques » du CNRS, du N°7 rédigé, en décembre 1996, par André PICOT (bien connu en Nouvelle-Calédonie) : Amiante, des cancers évitables,


Dans la collection Médecine du travail ( MASSON) :

      • Amiante et patholgie professionnelle, par J.Ameille, P.Brochard, J.-C. Pairon.
lundi, décembre 18, 2017

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