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    ADEVA-NC Association de Défense des Victimes de l'Amiante - Nouvelle-Calédonie
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MESURES, REPERAGES ET ANALYSES D’AMIANTE

La réglementation distingue deux situations pour lesquelles des mesures doivent être effectuées :

LA PROTECTION DES TRAVAILLEURS

Au plan national, le Décret n° 2012-639 du 4 mai 2012 confirme que « la concentration moyenne en fibres d’amiante dans l’air (VLEP) ne doit pas dépasser 100 fibres par litre sur 8 heures de travail »MAIS, après le 1er juillet 2015, cette concentration ne devra pas dépasser 10 fibres par litre » ET, « la technique utilisée pour le comptage des fibres (type OMS) est la microscopie électronique à transmission analytique (META) et non plus le MOCP.

En Nouvelle-Calédonie, la Délibération 211/CP, maintient toujours, dans son Annexe III, Article 1, la référence à la norme AFNOR X 43-269 et l’usage du MOCP (microscope optique à contraste de phase).

Or, le MOCP n’est pas satisfaisant dans le cas de mesures dans l’environnement extérieur : il ne fait pas de distinction entre les fibres minérales et végétales. De plus, l’ADEVA-NC a noté que, dans le passé, cela a permis, avec la bénédiction de la DIMENC, de la DTE, etc., de se contenter de résultats fournis, soit par les exploitants eux-mêmes, soit, par des organismes locaux qui ne bénéficiaient pas de l’accréditation règlementaire.

L’ADEVA-NC ESPERE QUE L’ON N’ATTENDRA PAS 10 ANS, COMME POUR L’INTERDICTION DE L’AMIANTE, POUR ALIGNER NOTRE REGLEMENTATION SUR CELLE DE LA METROPOLE : LA SANTE DES SALARIES CALEDONIENS VAUT BIEN CELLE DE LEURS COMPATRIOTES DE L’HEXAGONE !

Incidemment, l’ADEVA-NC attire l’attention du lecteur sur le fait que 100 fibres par litre d’air inhalé font 100 X 600 = 60.000 fibres inhalées par heure de travail et, donc, 480.000, pour 8 heures de travail ! : c’est énorme et quel est celui de nos responsables qui est conscient de la responsabilité qui est la sienne ?


LA PROTECTION DES POPULATIONS

Au plan national, le décret 96-97 indique que la valeur de 5 fibres par litre est la limite exigée pour rendre un local à l’usager, après désamiantage. Il est admis, en général, et bien qu’à notre connaissance, cela n’ait jamais été clairement formulé, que cette valeur de 5 fibres par litre d’air, mesurée au META selon la norme NF X43-050, peut être retenue pour la valeur maximum admissible dans l’environnement extérieur.

En Nouvelle-Calédonie, nous avons vu que, s’agissant de Santé Publique, il n’y a aucun texte spécifique règlementant la protection des population contre le risque « amiante ».

METHODES D’ANALYSES NORMALISEES

La réglementation retient deux méthodes d’analyses qui ont fait l’objet de Normes officielles :

    • La Microscopie Optique en Contraste de Phase (MOCP) fait l’objet de la Norme XP X43-269 : nous avons vu qu’elle n’est pas satisfaisante et va être abandonnée. Elle présente, toutefois, un certain intérêt en Nouvelle –Calédonie car, elle peut être mise en œuvre sur place, depuis la collecte de l’échantillon, jusqu’au comptage des fibres. Avec, malgré tout, quelques réserves sur les limites dimensionnelles et qualitatives des fibres.
    • La Microscopie Electronique à Transmission Analytique (META) fait l’objet de la Norme NF X43-050. Elle permet de déterminer les dimensions, la nature, et la concentration des fibres d’amiante : C’est la seule méthode entièrement fiable lorsqu’elle est mise en œuvre par un établissement agréé COFRAC.

En Nouvelle-Calédonie, en cette fin d’année 2012, il n’existe qu’un établissement agréé par le COFRAC pour exercer toutes les phases de l’expertise :

    • Recueil de l’échantillon en aspirant un volume déterminé d’air à travers un filtre. Cette opération est réalisée localement, sur site,
    • Conditionnement pour expédition,
    • Analyse réalisée en Métropole dans un laboratoire agréé COFRAC

Il s’agit de GINGER LBTP NC pour ses laboratoires de NOUMEA et de KONE. La prise en compte de leurs accréditations ne date que du 1er juillet 2011.
Ce qui signifie que toutes les valeurs communiquées aux autorités responsables, avant cette date, sont susceptibles d’être contestées et, cela, souvent du simple fait que le prélèvement des échantillons a pu être réalisé par exemple, par le Client.
N’oublions pas qu’il s’agit de mettre en évidence une situation dans laquelle les personnes exposées courent un risque mortel : l’ADEVA-NC a à connaître plusieurs cas qui font l’objet de plaintes en justice.

METHODES DE REPERAGE D’AMIANTE

phazir2Il s’agit d’appareils, basés soit sur la technologie non destructive NIR, « spectrométrie proche de l’infra rouge », ou, sur la fluorescence X, ils sont portables et, de plus en plus utilisés :

    • phazir1Le plus ancien était le « PHAZIR AMIANTE », développé par FONDIS ELECTRONIC et POLYCHROMIX, il identifie 6 formes minérales d’amiante, directement sur site : Il est utilisé par VALE.

    • nitonUn autre modèle, le NITON XL 3 t 500s-GOLDD de THERMO FISHER est utilisé par le BRGM, SLN-ERAMET, etc.

L’utilisation de ces appareils est, en Nouvelle-Calédonie, quasi confidentiel. Selon leur paramétrage, ils peuvent analyser toutes sortes d’éléments.


Phazir-4 CPKE 072010Pour leurrer les non initiés, plusieurs reportages leur ont été consacrés en leur attribuant la capacité d’indiquer « avec précision » la teneur en nickel du minerai : c’est, évidemment exagéré, mais cela permet d’occulter le fait qu’ils sont le plus souvent utilisés pour repérer les faciès amiantifères.

Et puis, il y a aussi l’appareil distribué par OLYMPUS qui permettrait de détecter les fibres d’amiante sur les filtres de récupération des poussières PM 10 ou PM 2,5 recueillies par SCALAIR.

lundi, décembre 18, 2017

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